Alzheimer : l’intérêt du régime céto-méditerranéen confirmé

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Article publié dans le Journal de la médecine anti-âge de février 2020 :

On connaît de mieux en mieux l’impact du microbiote intestinal sur la santé cérébrale. Voici une nouvelle très encourageante pour les personnes qui craignent la maladie d’Alzheimer : des chercheurs ont réussi à identifier le microbiote « type » associé au risque de développer Alzheimer. Ils ont comparé l’impact sur la flore d’une alimentation méditerranéenne de type cétogène d’un côté (pauvre en glucides et riche en acides gras), et d’une alimentation riche en glucides et pauvre en acides gras, de l’autre. Pendant 6 semaines, 17 personnes âgées de 65 ans en moyenne ont participé à l’étude. 11 d’entre elles souffraient d’un déficit cognitif léger (souvent annonciateur de la maladie d’Alzheimer).

Avant et après le changement de régime, les chercheurs ont analysé le microbiote des participants (et les métabolites que les bactéries produisent, à savoir propionate, acétate, butyrate) ainsi que les marqueurs de la maladie d’Alzheimer dans le liquide céphalorachidien. Ils ont remarqué que les taux de proprionate et de butyrate étaient d’autant plus bas que les marqueurs de déclin cognitif étaient présents. Or, le régime alimentaire qui les a le mieux rehaussés était le céto-méditerranéen, sans doute du fait de l’accroissement de certaines souches bactériennes, comme Enterobacteriaceae, Akkermansia, Slackia, Christensenellaceae et Erysipelotriaceae (tandis que Bifidobacterium et Lachnobacterium voient leurs populations baisser). L’autre régime a plutôt impacté la population des Mollicutes. Le régime céto-méditerranéen constitue donc une piste intéressante à creuser.

Source:
R.Nagpal et al., Modified Mediterranean-ketogenic diet modulates gut microbiome and short-chain fatty acids in association with Alzheimer’s disease markers in subjects with mild cognitive impairment EBioMedicine, vol. 47, pp. 529-542, 2019.