La reprise alimentaire

  • par

Remettre en route le système digestif après une longue période de pause doit être pris au sérieux et il est important de ne pas faire n’importe quoi, sous peine de s’exposer à des complications.

Même après une courte période de jeûne de 5-6 jours, une reprise alimentaire peut s’avérer très douloureuse si mal effectuée. Il m’est arrivé de rompre un jeûne de 7 jours avec une pomme le matin, jusque là tout va bien, mais à midi, j’ai mangé un potage au légume qui contenait passablement des pommes de terre mixées et j’ai eu des crampes assez violentes durant les heures qui ont suivi, sans gravité heureusement.

Mais si, par exemple l’on rompt un jeûne de 15 jours avec un steak-frites ou un Hamburger, cela pourrait être plus grave. Ceci n’est pas une règle absolue pour tout le monde, chacun réagit différemment et est plus ou moins adaptatif. Ce chapitre expliquera comment procéder.

Les spécialistes conseille une périodes de réalimentation d’une durée qui va d’un tiers à la même longueur que le jeûne, c-a-d que pour un jeûne de 15 jours, cela va de 5 jours à 15 jours jusqu’à retrouver une alimentation normale (manger de tout, légume, féculent, protéine et lipide)

Un facteur qui est a prendre en compte, c’est la voracité de sortie de jeûne. Notre «maître» Herbert Shelton (qui a lui même supervisé plus de 60’000 jeûne durant sa vie) écrit dans son livre que durant les 14 premiers jours de la reprise il ne faut pas céder à la gloutonnerie car cela pourrait annuler tout les bénéfice du jeûne. Il spécifie qu’après 14 jours, l’estomac est à nouveau stabilisé a une taille normale, mais que durant ces deux semaines, il faire attention à manger des petites quantités. Il cite un exemple d’un confrère, qui après 40 jours avait perdu 16 kg qui s’est jeté sur la nourriture lors de la réalimentation. Cet homme a repris les 16 kg en 4 jours.
C’est aussi un bon exemple de différence entre les gens, car certain aurait fini à l’hôpital avec un tel traitement, alors que lui se portait très bien.

Il existe beaucoup de manières d’effectuer sa reprise. Je vais relater ici ma propre expérience.

Je romps souvent le jeune le soirs, je préfère faire comme cela, la nuit laisse un peu le temps de digestion. Je mange souvent un potage au légume mixés, avec un tout petit peu de bouillon que je rajoute si nécessaire. Je prends des légumes verts, qui contienne très peu de glucides. La soupe est légère, assez claire, est c’est une sensation à expérimenter que de remanger après une période de jeûne, car les aliments ont un goût extraordinaire !
J’ai aussi expérimenté la technique d’une petite pomme, bio, pelée et coupée en quartier, mâchée très longuement et tranquillement (env. 15 minutes pour manger toute la pomme, en conscience et en savourant). La pomme est simplement divine à ce moment là.

Le deuxième jour, repas du matin soit à nouveau de la soupe (je sais que cela n’est pas conventionnelle, mais je vous garantit qu’elle passe super bien 😉 ), ou alors deux pommes.

Certains mangent des aliments liquides (jus de fruits, jus de légumes) durant plusieurs jours, voire même changent totalement leur façon de manger, passent à deux voire même un repas par jour, durablement. Ne manger que lorsque l’on a vraiment faim et non pas « parce que c’est l’heure »
Je pense que c’est une excellente pratique, mais parfois difficile avec la vie sociale que nous menons durant notre existence… chacun fait ce qu’il peut !

Pour le 3ème repas, je passe à du légume solide, j’ai remarqué que mon corps ne se suffit pas du régime jus/soupes. J’ai visiblement un métabolisme qui se rétablit assez bien, certains ne peuvent pas le faire. Il est surtout très important de s’écouter et de s’observer, ne pas confondre avoir faim avec la gloutonnerie !

Le soir à nouveau quelques légumes, cuits à l’eau, avec juste du bouillon. Voici pour les premières 24 heures

Le deuxième jour, j’ajoute des fruits au légumes, en général 3 petit repas durant la journée. (déjeuner fruits, dîner légumes, souper légumes)

Le troisième jour, j’ajoute le quinoa (que j’adore), qui passe toujours très bien, trois petit repas par jour

Le quatrième jour, identique 3ème

Le cinquième jour, souvent je change de féculent. Patates ou riz sont bienvenu. Selon le ressentis, toujours en petite quantité et en observant comment on le reçoit. Ceci pour le repas de midi et soir, fruits le matin. Peut-être quelque noix ou amandes, selon comment cela passe.

Le sixième jour, bienvenue à un peu de viande, personnellement, je suis un fan du Dr Seignalet, c’est souvent un petit steak tartare cru le midi avec des légumes. Fruits le matin, féculent – légumes le soir

Le septième jour je me repose, mais aussi, je réintégre les lipides (huile et graisse).

Ceci est à suivre en s’observant et en s’écoutant. Ce n’est pas la seule façon, pas la meilleure, mais cette manière de réintroduction des aliments est sécure. La durée peut être plus longue, surtout de petite quantité et ne pas manger par plaisir, que si on a vraiment faim.
Cela peut être aussi le moment pour un grand changement dans ses habitudes, un nouveau départ après une prise de conscience que ce que l’on faisait avant en pensant que « il faut manger un peu de tout » était une bonne façon de se nourrir.

J’applique cette recette à a peu près tout mes jeûnes, qu’ils durent 1 ou 4 semaines. Cela pourrait être plus bénéfique de faire durer plus longtemps l’alimentation qu’avec des fruits et légumes, car durant la période réalimentation, l’autolyse continue encore, moins efficacement que durant le jeûne, mais néanmoins meilleurs que la normalité.

En cas de questions, un petit message par le biais de l’onglet « Contact » et je vous répondrai.
Bien à vous
JFD