Un aspect surprenant du jeûne est l’effet que celui-ci a sur notre psyché. L’on pourrait penser au premier abord que se priver de manger concerne principalement une régénération physique, mais il se passe aussi des choses du côté psychique et émotionnel.
Les connaissances théoriques que j’ai pu acquérir sont celle du travail du psychiatre soviétique Yuri Nikolaïev, contenues dans l’excellent livre de Thierry de Lestrade « Le jeûne une nouvelle thérapie ? »
Je recommande la lecture de ce livre à tout le monde, il est excellent et nous délivre, en plus des recherches qu’il a menée sur le jeûne, une enquête édifiante sur l’avènement de notre médecine moderne.
Durant le jeûne, le corps se met au repos et l’esprit est lui aussi concerné par les changements qui se produisent. J’ai lu énormément de témoignage qui allait dans le sens que le jeûne donnait une grande lucidité, une facilité à méditer, une créativité augmentée. Si bien que certains auteurs en mal d’inspiration n’hésitaient pas à jeûner quelques jours pour terminer un ouvrage.
Je vais relater ici ma propre expérience, qui est un peu différente. Une fois plongé dans la phase d’autolyse, qui commence toujours plus rapidement plus je pratique, je me sens très limité émotionnellement. Si je devais définir une couleur à mon humeur durant le jeûne, se serait le gris.
Je ne ressens pas du tout cet élan créatif, moi qui médite en temps normal je n’y arrive pas durant le jeûne, et du côté de la lucidité, aucune grande révolution non plus… de plus, je n’ai aucune résistance nerveuse et ne supporte pas la contrariété (d’où l’importance de se préparer un environnement harmonieux pour jeûner dans les meilleurs conditions).
Pour moi, ces effets ont eu lieu après le jeûne, dans les semaines qui suivent la réalimentation.
Pour vois écrire à quel point, si l’on me posait la question aujourd’hui « que t’as apporté le jeûne ? », ma première réponse serait « la paix intérieur ». (Ce n’est déjà pas mal hein ? 😉 )
J’ai toujours été quelqu’un de très nerveux, un cerveau de type droite en ébullition qui ne s’arrête jamais, un flot de parole intarissable, un enthousiasme passionné, un mauvais dormeur etc.
He bien, depuis que je jeûne, j’ai une bien plus grande maitrise de mes émotions. Il m’est beaucoup plus facile de faire abstraction du présent, de prendre du recul face à la colère que de par le passé.
A Tel point que depuis que j’ai instauré les 36 h de jeûne hebdomadaire, si pour une raison ou une autre je ne le fais pas, je ne me sens pas aussi bien psychiquement.
Le professeur Nikolaïev a guérit des centaines de personnes (même des milliers je crois) qui souffrait de maladies psychologiques. Dans le livre susmentionné, il est question de guérison de schizophrénie (maladie considérée incurable par la médecine « conventionnelle »).
Voici un article dédié au monsieur sur le site de Thomas Uhl: https://www.les-bienfaits-du-jeune.com/medecin-gueri-7000-patients-jeune/
Voici un argument qui vous donnera l’envie d’essayer j’espère ce formidable moyen de guérison qu’est le jeûne!
Bien à vous,
JFD